samedi 18 juin 2011

08 - Masters






Dans le détail, tenter d'expliquer en quoi il a bouleversé ma vie ? Littéralement impossible ! Mais il n'a pas été le seul durant mon parcours scolaire. Monsieur V. en 1967 qui se penchait sur mon cahier pour m'indiquer les erreurs d'un doigt bienveillant. Monsieur B. , en quatrième, trouvait que mes cheveux de beatnik de 1974 sur les oreilles gênaient ma compréhension. En Terminale, Monsieur E. qui a su me faire découvrir derrière ses cours d'économie, autre chose que l'économie.
En chacun, j'ai trouvé un petit morceau de mon père, je le sais bien aujourd'hui. Et je leur conserve en retour une tendresse infinie.
 
« The way you made them suffer
Your exquisite wife and mother
Fills me with an urge to defecate
But my friend you have revealed your deepest fear
I sentence you to be exposed before your peers
Tear down the wall »

Ces derniers vers de The Trial de Pink Floyd traduisent exactement le désarroi dans lequel je me noyais. On est en 1982 et je rentre à l'université de Lille III. Parce qu'il a été le dernier de mes pères ? Parce que, de tous, il a été le plus brillant ? Parce que son regard torve et moqueur m'impressionnait ? Parce que ses critiques étaient sans concession, justes toujours ? Parce qu'il a accepté d'être mon directeur de mémoire ?
En ce début d'été 2009, j'ai hurlé en silence son décès prématuré.



Le portrait est extrait du superbe site de Dominique Houyet, photographe. Hélas, malgré plusieurs demandes de ma part, elle ne m'a pas répondu quant à l'autorisation d'utiliser ce magnifique cliché dont elle est l'auteur. Je lui rends donc hommage ici et vous invite à aller sur son site en cliquant sur son logo ci-dessous (ou ci-après si le lien ne fonctionne pas : http://www.houyet-foto.be/index.html) :

 


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