Pas
une température corporelle exprimée en Celsius. Pas plus que, le matin,
un jeu de mots sur le titre du film de J.J. Beineix datant de 1986.
Nous sommes bien en 2014. Cette valeur absolue comptabilise juste le
nombre d'êtres humains "vivant" avec le V.I.H. dans le monde : 35,2
millions de personnes.
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dimanche 2 mars 2014
vendredi 9 novembre 2012
06 – Origines (1)
En 1989, l'IRD (3)
trouve, chez un chimpanzé, au Gabon, la preuve d'une similitude entre
un SIV et le VIH-1. C'est la première. La seconde arrive en 2006 où des
traces de virus sont repérées chez d'autres chimpanzés porteurs du
SIVcpz (proche
des
VIH-1N et VIH-1M) et chez certains gorilles, eux porteurs du SIVgor
(similaires au VIH-1O et VIH-1P). Certains raisonnements sont encore
débattus entre les chercheurs quant aux caractères similaires des SIVgor
et des VIH-1.
Suite
à des études sur ces SIV (40 lignées différentes chez 45 espèces de
singes africains ont été comptabilisées à ce jour), on estime ce virus
simiesque vieux de 600 ans pour le chimpanzé et d'au moins 32000 ans
chez d'autres petits singes. Une très longue cohabitation entre deux
espèces vivantes. Une très longue évolution aussi qui a sans doute
favorisé les recombinaisons.
La
grande différence entre les SIV et le VIH est que les singes sont
« porteurs sains » de leur SIV. La recherche des causes ne fait que
débuter mais on possède déjà certains indices : des protéines
spécifiques (la téthérine) empêcheraient la multiplication du virus.
Bien-sûr, le virus a développé des protéines (NEF et VPU)(4)
capables de contourner voire d'annihiler l'action de cette téthérine.
Le groupe VIH-1M est le seul à posséder cette VPU ce qui expliquerait
pourquoi il s'est répandu plus aisément que les autres VIH.
Ce document est reproduit sans autorisation spécifique. Extrait su site JLE
(1) Les notions exposées dans cet article sont issus de divers articles parus dans Transversal n°60 de septembre-octobre 2011. Ici repris grâce à l'aimable autorisation de Neijma Lechevallier, rédactrice en chef.
(2) SIVsmm = Sooty Mangabey's SIV (SIVcpz = Chimpanzee's SIV)
(3)
IRD = Institut de Recherche et du Développement. Ici celui de
Montpellier où travaillaient comme chercheurs Martine Peeters et Eric
Delaporte.
(4) NEF = NEgative regulatory Factor et VPU = Viral Protein U (ces notions sont tirées du site Cours d'immunologie PCEM2 de Anne Decoster et Jean-Claude Lemahieu
Comment passer de l'Animal à l'Homme ? Ce sera l'objet de l'article suivant : « 07 - Passages ».
jeudi 8 novembre 2012
05 – Multitudes
Donc
impossible de ne voir qu'un seul virus. A force de se multiplier – chez
l'Animal d'abord puis chez l'Homme – le VIH est devenu multiforme.
Actuellement, on distingue deux groupes de VIH sur la planète : le VIH-1
et le VIH-2.
Chacun se divise en sous-groupes. 4 pour le VIH-1 : les M-O-N et P et 8 pour le VIH-2 (de A à H).
Le
VIH-1 M est tenu pour responsable de la pandémie (Major group). Il se
diversifie en 9 sous-types (de A à K) et est capable de se développer
sous 49 formes recombinantes (désignées CRF01-CRF49). Les virus du VIH
se répandent en zones géographiques, selon les facteurs de transmissions
locaux. D'où l'absolue nécessité pour un séropositif traité de ne pas
rencontrer un autre virus du VIH, sous peine d'une possible
recombinaison et donc d'une inefficacité du traitement.
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GROUPE M
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groupe O
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A
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B
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C
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D
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E
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F
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G
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H
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Europe occidentale
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+
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France +
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Russie
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+
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Roumanie
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+
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Afrique
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+
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+
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+
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+
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+
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+
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+
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+
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+
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États-Unis
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+
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Amérique du Sud
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+
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+
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Asie :
Chine
Inde
Thaïlande
Taiwan
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+
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+
+
+
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+
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Comprendre
que cet organisme vivant possède des formes variées (et variables,
hélas), c'est admettre qu'il n'est pas nouveau. Identifié en 1983 comme
tel, le VIH est un vieux briscard qui bataille depuis au moins de 32 000
ans pour sa survie !
Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi à l'institut Pasteur dans les années 80
[à suivre, un billet sur les origines du virus]
mercredi 7 novembre 2012
04 – Evolutions
La
contamination se fait exclusivement par le sang et le sperme. Le
principal véhicule du virus est le lymphocyte T4 (avec protéine CD4)
puisque ce dernier est le seul à reconnaître le virus (cf. 03). Ces T4 sont partout en immenses quantités dans le sang et le sperme.
Les
lymphocytes T8 (avec protéine CD8) cytotoxiques sont des lymphocytes
qui sont chargés de détruire toute cellule contaminée par un virus avant
que celui-ci n'ait pu l'utiliser pour se répliquer.
Lors
de la période de la primo-infection, les T4 reçoivent une information
qui leur dit : « attention danger ». Ils mettent en marche les T8 qui
viennent détruire les cellules infectées. Du coup, le taux de virus
baisse.
Mais
le VIH est un vieux malin : il a appris à s'adapter. Et il sait faire
ça très vite : si lundi il est seul, mardi, il s'est copié 10.000 fois.
Mercredi, ils seront 100.000.000 (soit 10.000*10.000)... etc..etc... Il
va donc multiplier ET modifier ses copies. Cela lui permet de submerger
les T4 et de les tromper. Les T4 vont donc diminuer lentement (car le
VIH finit par tuer les cellules dont il s'est servi pour se reproduire).
Du coup, les T8 perdent de leur efficacité en ayant moins de T4 pour
les informer d'un danger.
En
plus d'être des retrovirus, les VIH, sont aussi des lentivirus : ils
déclenchent des maladies à évolution lente (et non pas foudroyante).
Selon les personnes, l'infection est plus ou moins rapide. Les trois
phases habituellement décrites sont des indications.
03 – Entrées
Son
sésame : la protéine GP120. Seule la protéine cd4 des phagocytes et
lymphocytes T4 la reconnait. Le virus parvient donc, « grâce à » cette
combinaison, à se fixer à la membrane de la cellule. A l'ouvrir, en
quelque sorte.
Une
fois entré, le virus va libérer dans la cellule son ARN et une enzyme :
la transcriptase. Il doit encore entrer dans le noyau : cette enzyme
transcriptase inverse va transformer l'ARN du virus en « faux ADN ». Cet
ADN proviral va pouvoir entrer dans le noyau de la cellule et se
combiner à l'ADN de la cellule : c'est l'intégrase.
mardi 6 novembre 2012
02 - Définitions
Virus, -i : mot latin signifiant suc, humeur mais aussi poison, venin.
Cellula, -ae : mot
latin signifiant petite chambre de moine. La cellule est considérée
comme unité fonctionnelle et reproductrice d'une partie (ou d'une
totalité) d'organisme vivant.
ADN et ARN sont des molécules dont se servent les cellules pour se reproduire à l'identique.
Phagocytes et lymphocytes T4 : cellules du système immunitaire. Les unes détruisent les éléments étrangers, les autres régulent les réponses immunitaires.
Protéines : chaînes d'acides aminés qui permettent aux fonctions cellulaires d'être assurées.
lundi 5 novembre 2012
01 - Relais
Servir,
certes. Une cause, une idée. Par les mots. Permettre aux notions de
parer les émotions. Comprendre les choses éviterait l'absurde ?
Parions-le !
Ici,
chasser les zones d'ombre. L'espoir que la connaissance soit un bon
remède contre les idioties ? Oui mais aussi tenter d'éloigner les
angoisses. Les miennes et celles de certains autres.
Ni auteur, ni découvreur, ni penseur de quoi que ce soit. Juste lecteur. Modeste vulgarisateur. Ne rien imaginer. Juste relayer.
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