Depuis si longtemps que je n'ai écrit ici, tant de choses sont venues modifier mon paysage ; des morts regrettées, pénibles à supporter, à surmonter. Et toujours ce lent et difficile travail sur soi opéré pour se déferrer de ces chaînes pesantes de la perte ; des affections, signes de l'âge inéluctablement avancé : sciatiques, zona, hypertension... ; des circonstances lourdes à gérer : les confinements répétés dus au Covid, les espoirs et les déceptions engendrés par. Et les efforts surhumains que cela a entraîné : paraître solide, endosser ce rôle de référent au près de cette jeunesse déboussolée. Des travaux nécessaires dans ma maison et les fatigues extrêmes à charrier, pelleter, dégauchir, cimenter, peindre, etc.
La retraite enfin. Avant l'heure mais tellement attendue, tant pis pour leur décote de fonctionnaires. Vite fuir un système que les années ont fini par faire haïr. Un seul regret : ne plus côtoyer ce bain de jouvence mentale qu'étaient mes enfants -- mes élèves, en fait, tant aimés.

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